L’anomalie du prix Goncourt

Le prix Goncourt de la première phrase a été attribué à L’anomalie (Gallimard 2020) d’Hervé le Tellier pour une sentence magistrale qui va sûrement donner envie aux pires écrivains du territoire national, et d’ailleurs, n’ayons pas peur des mots, de se mettre à écrire en se disant :

« Si une phrase pareille a eu le Goncourt, pourquoi pas moi ? »

Avant de vous dévoiler ce que les membres de l’Académie Goncourt ont qualifié de « il y avait longtemps qu’on n’avait pas lu une phrase de cette puissance émotionnelle et stylistique » nous conseillons aux parents qui rencontrent des difficultés à élever leurs jeunes enfants, notamment ceux qui se mettent à genoux devant leur progéniture pour leur supplier de lire un livre, et parfois en ces termes : «  Allez ! Merde ! Putain ! Rien qu’une page tous les soirs, c’est rien ! Tu sais ce qu’on m’a fait manger, à moi ? La Princesse de Clèves ! 500 pages sur une gonzesse qui veut et qui veut plus ! Alors ! Tu veux bien ? Hein ? Une page par jour, que le recto… S’il te plaît, pour que je me dise que tous les livres que j’ai achetés depuis 30 ans pourront servir encore… » ; de ne surtout pas leur faire lire ce qui va suivre car ils risquent de perdre définitivement toute leur crédibilité de grandes personnes donneuses de leçons.

Bien… Vous êtes prêts ?

Alors voici la fameuse phrase récompensée par le prix Goncourt de la première phrase…

« Tuer quelqu’un, ça compte pour rien » 

Voilà, voilà.

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